
Je ne sais vous mais moi j’ai du mal. Du mal à travailler, du mal à sourire, du mal à aimer, même, comme si le mot n’avait plus de sens. Je suis en boucle sur Inter ou I-Télé, je regarde avec une fascination presque morbide (mon quelqu’un va se RE-GA-LER) les témoignages des proches, de Patrick Pelloux, de Jeannette Boughrab. Je ne m’épargne aucun détail, je lis tout.
Je m’interroge, beaucoup.
Qu’est-ce qui relève dans cet état post-traumatique dans lequel je me sens, de la véritable tristesse, qu’est-ce qui relève justement d’une certaine « complaisance mélancolique » (encore une formule chère à qui vous savez) ?
Hier, j’ai fait ma minute de silence toute seule, en essayant de percevoir à ma fenêtre le glas de Notre Dame, en vain. Et puis je me suis dit que de toutes façons, si Charb et cie sont quelque part (ce dont je doute, j’essaie, mais je n’y crois toujours pas), ils doivent bien se marrer à l’idée qu’on donne des messes pour eux. Non parce que moi, bien avant les caricatures de Mahomet, celles qui me faisaient rire, c’étaient celles du pape. Mention spéciale à celle du pontife en train de sodomiser une taupe. En lire plus »