Catégorie : La ronde et les enfants

Un an ou presque…

IMG_1677  

  • Elle va avoir un an. Et montre des prédispositions culinaires certaines, en atteste le cliché ci-dessus.
  • Elle dit "boum" et c'est à peu près tout. Elle sait imiter le poisson même quand c'est un cochon ou un cheval qu'on lui montre. Peu importe. Ce qui compte c'est qu'elle sache lire et ça c'est bon.
IMG_1674
  • Elle se déplace exlusivement en arrière. Une fois arrivée sous un meuble – peut-on me dire POURQUOI les enfants ont une telle prédilection pour tous les endroits exigus et bas de plafond  ? – elle crie jusqu'à ce qu'on vienne la libérer. L'esprit d'initiative n'est pas encore arrivé jusqu'à elle. Je sens que pour la faire bosser le dimanche ça va être coton.
  • Elle possède un radar à mégots – et plus si affinités – infaillible, plus tard c'est sûr elle fera motocrotte.
  • Elle passe du rire aux larmes à une vitesse qui me laisse sans voix, les larmes épaisses comme des billes pouvant jaillir en geyser à la moindre contrariété. Les dites contrariétés étant à peu près aussi nombreuses que les mégots ramassés.
  • Elle a définitivement mis dans sa poche son père qui est son esclave consentant.
  • Son frère l'appelle mon gigot ou mon saucisson. Pour lui c'est un compliment. Cuisine-lui une épaule d'agneau et tu comprendras.
  • Elle est chameau avec sa soeur qui n'a absolument pas le droit de venir dans mes bras sous peine de taloche immédiate. Et crois moi, Mike Tyson n'a qu'à bien se tenir.
  • Elle est fascinée par les appendices nasaux de toute forme, celui de son grand-père – surnommé "The tarin" – est dans son top ten.
  • Si finalement elle ne fait pas motocrotte elle fera peut-être fantassin ou légionnaire rapport à l'hystérie dans laquelle l'a mise le défilé du 14 juillet. (Oui, l'homme qui pourtant a pas mal de qualités regarde le défilé du 14 juillet. Soit-disant pour faire plaisir à grand-machin. Sauf que grand-machin est en colo depuis le 12 juillet. Si tu vois ce que je veux dire. A ce titre je voudrais protester officiellement contre le militariste du dimanche qui m'a tout bonnement INTERDIT d'accompagner mon nourrisson à la gare sous le prétexte ridicule que mes hypothétiques larmes risqueraient de plomber le moral du gamin. C'est une mère brisée qui vous écrit à l'heure actuelle, sans nouvelles de son nouveau-né de neuf ans depuis 5 jours.)

Oui, lui, là.

Grandmachin

The castor. Qui depuis la photo s'est vu arracher quelques dents, je tiens à le signaler.

Pour en revenir à number three, Rose-Helmut n'est plus iroquoise, mais elle reste ma pimprenelle. Certains soirs en ce mois de juillet, je me surprends à mettre encore mes mains sur mon ventre, pour la sentir sous mes doigts. Et crois moi ou pas, parfois, il me semble qu'elle est encore là…

Elle aura bientôt un an et c'est la plus petite année qu'il m'ait été donné de vivre, à peine aura-t-elle duré quelques heures. Enchantées.

Quand même, quoi…

Mariuscorse  Qui dit fin juin dit rendu de bulletins. Je ne vais pas faire la
fausse modeste, grand machin et petite chérie sont des enfants du genre
qui ne posent pas de problèmes, voire qui rendent leurs parents ivres
de fierté.

Surtout ce trimestre en ce qui concerne grand machin
dont l'appréciation me confirme que j'ai raison d'être totalement folle
de lui et par conséquent opposée à ce qu'aucune méchante fille ne me le
vole un jour. Jugez plutôt:

"Bravo grand machin, pour ce dernier
trimestre ! Tu es un excellent élève et tu sais aider ceux qui en ont
besoin. Continue et bon courage pour la suite !"

Forcément,
vu que je sais qu'il est en effet doté de l'intelligence de sa mère, la
première partie ne m'a pas surprise. La seconde non plus, grand machin
est un peu curé dans l'âme depuis quasiment sa naissance. Il n'empêche
que j'ai tenu à valoriser ce tempérament altruiste, en cette période où
l'individualisme est une valeur étendard, je suis assez heureuse que
mon fils résiste à sa façon.

Bref, je l'ai félicité comme il se devait, cachant la manifestation lacrimale jamais très loin quand il s'agit de tout ça.

– C'est Herbert, que j'aide, maman, qu'il m'a expliqué.

– C'est super, vraiment, mon chéri. C'est ton copain, c'est pour ça ?

– Non, mais quand même.

– Ah ben ouais, tout s'explique. En tous cas grâce à toi il a sûrement progressé, je suis très fière de toi.

– Non, il redouble.

– Ah. Tu as fait de ton mieux, c'est l'essentiel.


Quand la maitresse lui a dit il a pleuré. Pourtant, c'est pas son
genre" (ndlr: je confirme, Herbert, 1,60 en CE2 et caïd du quartier,
n'est pas du genre qui chouine)

Il se tait un temps et puis un peu gêné.

– Moi aussi, un petit peu.

– Tu étais déçu mon coeur, c'est normal, tu t'es donné du mal

– Ben non, c'est pas ça, c'est que le pauvre tu vois ? C'est pas mon copain mais…

– …Mais quand même, quoi.

– Ouais, voilà.

Je
préfère passer sous silence les torrents de larmes que j'ai
personnellement lâchés une fois la conversation terminée. A cause de
tout ce qui est fierté et empathie. Faut comprendre, Herbert n'est pas
mon copain mais quand même, tu vois.

Des vertus pédagogiques du Sopalin

Dire qu'on s'échine à leur acheter des jouets qui te coûtent un rein.

Alors qu'avec un rouleau de Sopalin tu as la paix deux heures. Et c'est bien plus qu'il m'en faut pour dîner tranquille.

Ok, ce n'est pas franchement développement durable. Pardon Dany. En même temps, pardonnez-moi, comme dirait le mythique Devoise, mais j'ai voté PS.

Oui, c'était moi.

Et puis il ne faut pas oublier que j'ai en boutique trois enfants qui ont choppé perpète au niveau du rhume. Et que suivant le vieil adage selon lequel il n'y a pas de petites économies, les chutes de Sopalin sont immédiatement utilisées comme mouchoirs. 

C'est du deux-en-un, c'est du recyclage, c'est la décroissance à mort, c'est trendy, c'est VERT, quoi.

Non ?

En tous cas c'est pédagogique. C'est avec le Sopalin qu'Helmut apprend le fameux et indétrônable:

– "Cachée ?"

– "Plus cachée !!!!"

ça vaut bien un rouleau d'essuie-tout, non ?

Edit: Non on ne parle pas de ses cheveux. Merci. Julie, je t'entends d'ici et je te rappelle que tu fais un brushing sur une coupe à la garçonne TOUS les matins. Tu seras donc gentille d'avoir des pensées un peu plus chrétiennes.

Coupe ta crotte et tais-toi

Donc on en était que le machin devait rester en observation une nuit
à l'hôpital. Après une négociation qui a duré environ douze secondes,
il a été décidé que c'était moi qui m'y collerait.

Qui n'a jamais dormi sur un fauteuil en skaï des hôpitaux de Paris ignore ce que signifie "ne pas fermer l'oeil de la nuit".

Tu ajoutes à ça la peur panique qu'à un instant ou à un autre le clou se plante dans la paroi de l'estomac de chouchou et tu peux oublier toute velléité de roupiller. D'autant que le machin, lui, tenait une forme que c'en était indécent. Je ne te dis pas l'oeil réprobateur des parents des gamins VRAIMENT malades quand ils l'ont vu se carapater à quatre pattes dans les couloirs en poussant des cris de victoire. Normal, un couloir pareil il n'en avait jamais eu à disposition. A lui l'ivresse des grands espaces, quoi.

En plus, le charmant bambin s'est découvert une passion pour le Lansoyïl, cette espèce de gelly rose censée accélérer son transit tout en enveloppant le clou. Ils avaient jamais vu ça à l'hosto, il en redemandait le bougre. A croire qu'on lui donnait rien à bouffer chez lui. Par contre, ça, pour pondre sa crotte fissa histoire qu'on puisse rentrer dans nos pénates, je pouvais toujours courir. Cet enfant qui chiait comme une pendule depuis sa naissance avait manifestement décidé de faire la grève de l'anus. J'ai eu beau mater la couche toutes les deux heures – fallait bien tuer le temps, hein – rien, nada, on aurait pu manger dessus.

Bref, après une des pires nuits de mon existence, il a fallu se rendre à l'évidence, le clou prenait son temps pour se faire la malle.

Et le personnel hospitalier semblait peu enclin à garder dans ses murs un gamin avec une telle santé de fer. Hin hin, tu notes, clou, fer, dieu que je m'impressionne parfois.

Quoi qu'il en soit, à midi le lendemain, on m'a gentiment renvoyée chez moi avec mon fakir et ma parafine.

Non sans m'expliquer qu'il me faudrait scrupuleusement examiner les selles de mon bébé jusqu'à temps qu'on trouve l'objet du délit.

Oui oui, que j'ai dit, no soucy.

C'est là qu'a commencé une période peu reluisante de notre vie de parents. Au premier caca, on était bien excités, genre chasse au trésor.

Au dixième, on tirait au sort pour savoir qui allait s'y coller.

D'autant que chez tout enfant normalement constitué, le lansoyïl a des vertus plutôt laxatives. Pas chez le machin.

Qui nous a pondu à cette époque les merdes les plus compactes qu'il m'ait été donné de voir. Ah ça on était beaux à voir avec notre couteau et notre fourchette en train de découper les excréments de notre cher enfant. 

En vain.

Une semaine après l'ingestion, toujours pas la queue d'un clou à l'horizon.

En revanche, nous, on était au bord du divorce. En cause la mauvaise foi crasse dont chacun faisait preuve à chaque livraison de grosse commission (depuis l'animal avait repris ses habitudes, toutes les cinq heures environ, pof, vous avez un colis madame).

Ah, ça, ça y'allait les excuses à deux balles ou les manoeuvres plus retorses les unes que les autres: "Je peux pas j'ai piscine", "Non mais là il faut absolument que je m'occupe d'arroser le yucca, c'est fragile ces trucs là", "Je t'échange douze nettoyages de chiottes contre une couche à examiner", "J'ai compté je m'en suis tapé quatorze et toi douze", "Ok, combien tu veux, je suis prêt à PAYER pour ne pas m'y coller". "Non mais promis la prochaine c'est moi, là il se trouve que j'ai une envie très pressante", "Ah, merde, le téléphone sonne, je crois que c'est ma mère. Alors à moins que tu veuilles lui parler…". Et j'en passe.

Au bout de deux semaines, on s'est quand même dit qu'il fallait peut-être en parler à la pédiatre, bizarre tout de même qu'on fasse chou blanc de la sorte. On est arrivés super zen, faut dire que nous, le clou, on vivait avec depuis un bon bout de temps, on s'habitue à tout que veux-tu.

Pas la pédiatre.

Qui est devenue verdatre quand on lui a raconté, un peu goguenards, que le machin, il arrivait pas à expulser son clou.

"Non mais c'est très graaaaaaave, vous êtes inconscients, le cou s'est peut-être nécrosé, c'est un coup à faire une septicémie, c'est insensé de ne pas vous êtes manifestés avant, vous retournez immédiatement faire une radio, s'il est toujours là c'est l'opération, on ne laisse pas un enfant avec un objet en fer dans le corps".

Et ça fera 70 euros pour le savon.

Et pan, retour à la case départ. Cette fois-ci le radiologue il a pas fait la blague. Il te l'a pris direct et sans se marrer.

Pour ressortir triomphant.

Y'avait plus rien.

Le clou avait disparu. 

C'est sûr, on était contents.

Mais la première pensée qu'on a eu c'est que ça faisait probablement dix jours qu'on jouait à la dinette alors que le salopiaud avait chié son clou depuis un bail.

La seconde pensée c'est que l'une des fouilles avait dû être moyennement scrupuleuse.

Bizarrement, aucune accusation n'a été proférée.

Signe probable qu'on avait chacun quelques souvenirs d'examens baclés.

Le pire, c'est que d'après la pédiatre qu'on a quand même rappelée pour lui raconter, c'était tout à fait possible que le machin il ait dissous le truc avec l'acide de son estomac.

Tu te rends compte ? Mieux qu'un sani-broyeur, quoi.

Bouffeur de clou


Helmut est à l'âge où il faut commencer à faire gaffe à tout ce qu'elle
arrive à chopper, étant donné que la phase orale – &*###&$xµ de
phase orale – signifie que pour apprécier les qualités du moindre
objet, il faut le mettre à la bouche. A moins que ce ne soit juste
parce qu'on sait jamais, des fois que ce soit sucré…

Toujours
est-il qu'il faut être super vigilant, d'autant plus que notre maison
n'est pas à proprement parler vierge de toute saloperie négligemment
laissée à portée de main. Disons pour faire simple que pour la
certification ISO9001 faudra repasser. Par exemple, à l'heure où
j'écris, j'ai un sacré doute sur l'endroit où se trou la fameuse touche
V, celle-ci ayant mystérieusement disparu après avoir été kick-boxée
par number three.

Faut dire que niveau ingestion spectaculaire, on a déjà donné…

L'histoire remonte à environ huit années. Grand qui pue des pieds n'était alors qu'un petit machin tout rond du style pas dégourdi, à l'hygiène moins douteuse qu'aujourd'hui.

Il était gardé, ainsi que sa jumelle, à la maison par une nounou ("han, t'as entendu, mais c'est que c'est une privilégiée, la blogueuse, nourrice à domicile et tout le tralala! Et après ça se dit de gauche. Caviar ouais !" Non, vous n'y êtes pas, on a juste été interdits de crèche pour cause de bronchiolites à répétition et contraints de liquider un PEL entier dans trois années de garde à domicile, fin de la parenthèse).

Bref.

Un jour, l'homme m'appelle, à moitié rigolard, voire même assez détendu du gland, à vrai dire:

"Ouais, c'est moi, je viens de recevoir un coup de fil d'Elvira, elle est en panique, elle dit que le machin a tiré sur le tissu accroché au dessus de son lit et qu'en voulant le remettre, elle a beau compter les clous, y'en manque un".

Moi, très à l'écoute: "Heu, tu m'appelles en pleine réunion pour me faire part des angoisses de la nounou rapport qu'on a perdu un clou ? Rassure-là, il était pas en or, on est fauchés ok mais pas à ce point, on rachètera un clou, tout va bien".

"Non mais tu n'as pas compris, Elvira est SÛRE qu'il l'a bouffé, le clou".

Respiration abdominale, faisage de vide dans ma tête, interdiction mentale de visualiser le clou dans le ventre de mon trésor, puis reprise de la conversation dans le plus grand calme. "Putaiiiiiiiiin, mais qu'est-ce que tu fous là à me téléphoner, file le chercher, faut l'emmener au Samu direct, il va mourir, ses intestins vont se perforer, c'est atroce, viiiiiiiiiite". 

Apparté: la respiration abdominale ne sert à rien quand ton enfant a avalé un clou.

Ne se départissant pas de son flegme, l'homme consent à quitter son job – plus près que le mien de notre domicile – pour aller faire passer une radio au machin, non sans me faire part de sa perplexité: "Comment veux-tu qu'il ait gobé un clou, en plus c'est des pointes de trois centimètres de long. Je te rappelle qu'il s'étrangle avec une miette de pain. Le clou est sous le lit et c'est tout. Elvira est au taquet, c'est bien, mais là, c'est trop. Mais comme je sais que tu ne vas pas me lâcher, j'y vais, ok".

Une demi-heure après, il arrive chez le radiologue qui lui rit gentiment au nez: "hin hin hin, si votre fils avait avalé un truc pareil, croyez-moi, il hurlerait à la mort et cracherait du sang. Je vais vous la faire la radio, si ça peut rassurer votre dame. C'est votre premier, c'est ça, hein ?". Et les voilà partis à se fiche de la mère hystéro de ce pauvre gosse par ailleurs pétant la forme.

Trois minutes après, le radiologue ressortait livide de sa cabine. Et les deux joyeux drilles faisaient moins les malins. . Parce qu'aux rayons X, crois moi, un clou de QUATRE centimètres de long, dans l'estomac d'un gosse de 12 mois, on voit un peu QUE ça.

L'homme est reparti avec son machin clouté sous le bras, direction l'hôpital Trousseau où ils nous connaissaient déjà bien. Il m'a appelée sur le chemin et je suis partie comme une furie de la Défense en ne parvenant pas vraiment à chasser les images d'hémorragies internes qui me venaient en tête. Quant à respirer par le ventre, comment te dire…

A Trousseau, bien que total blasés de l'ingestion d'objets en tous genre, ils ne nous ont pas trop rassurés. Le clou était tout de même vachement long et pointu. En même temps, parait qu'on avait du bol, le pire c'est les épingles à nourrice parce qu'elles peuvent s'ouvrir et je te fais pas un dessin. Les piles boutons, aussi, c'est moyen, ça n'a l'air de rien mais ça peut te transformer ton gosse en ogive nucléaire. Sans rire, à les entendre, en vidant les intestins des gosses qu'ils reçoivent chaque jour, tu montes facile un Bricorama.

En attendant, le machin, l'allait falloir le garder toute la nuit en observation. Parce que le clou il était trop bas pour aller le choper par le haut et trop haut pour tenter le repêchage par le bas. Conclusion, on allait lui faire bouffer de la parafine et espérer que "ça" ressorte naturellement.

Je vous raconte la suite demain si vous le voulez bien…

 

Le spectacle de fin d’année

Mardi soir, donc, c'était le spectacle de fin d'année de grande
chérie et machin qui pue des pieds. Je passe sur le tableau affligeant
que j'ai offert à l'assemblée, d'une mère en larmes à peine sa fille
sur scène (au milieu d'une trentaine d'enfants hein, même pas c'était
un solo). Je ne reviendrai pas là dessus, je travaille beaucoup sur moi
même mais la moindre chorale d'école, aussi catastrophique soit-elle me
fout par terre. Alors forcément, là, cette comédie musicale qui en plus
était d'une rare qualité a ouvert les vannes.

Sans rire, je me demande toujours où est-ce que je planque ces litres de flotte salée pour que ça ne demande qu'à sortir comme ça. Surtout, en petite et moyenne section, ça passait encore, je n'étais pas la seule, après tout, le grand plongeon de ta progéniture dans l'aventure de la collectivité, ça émeut, c'est pas complètement incongru. Mais en CE2, normally, t'es blasée de l'éducation nationale.

Sauf moi.

Limite je n'ose plus aller voir les instits dans l'année parce que voir le petit bureau de grande chérie me transforme en guimauve. Même le bouge qui sert de table de travail à grand qui pue me file des sanglots. Alors je ne vous fais pas un dessin de ce qui se produit quand la maitresse commence à me dire des gentillesses sur eux. Les grandes eaux. Bref, j'ai une réputation épouvantable de femme fragile des nerfs pour le plus grand bonheur de mes enfants.

Quoi qu'il en soit, une fois de plus, à l'occasion de ce spectacle,  grand machin m'a prouvé que les garçons et les filles, c'est pas pareil. Mais alors pas du tout.

Depuis deux jours en effet, ma fille était en panique en ce qui concernait son costume de scène. Rapport que y'avait deux représentations, l'une où elle devait être en robe blanche et l'autre en jean t-shirt. Et que dans la journée, elle voulait mettre son short kaki. Me demande pas pourquoi, ma fille elle a un syndrome de la tourette du short kaki. Tous les jours de l'année, qu'il neige ou vente, elle me demande si elle peut mettre son short kaki. La variante étant "est-ce qu'il fait assez beau pour que je mette une robe ?". Robe qu'elle ne met jamais, finissant toujours pas enfiler le short kaki. 

Bref, on a frolé le nervous breakdown, aucun des scénarios proposés ne convenait. Pas question de mettre la robe par dessus le jean – "non mais elle est trop looooongue, ça va pas ou quooooooiiiii", inimaginable de la rentrer dans le short et hors de question de négocier avec la maitresse de jouer en short kaki. Au final la nénette est partie à l'école en baggy violet (me demande pas pourquoi là non plus, il y a des moments dans la vie d'une mère où il faut savoir ne pas poser de question) avec une robe blanche dans son cartable, son jean dans un sac ainsi qu'un t-shirt rose à bretelles que j'ai mis trois heures à retrouver, encore un connard de vêtement qui la nuit va se planquer au fond du sac à linge rien que pour faire chier.

Tout ça pour la retrouver à 19h avec le t-shirt d'une copine vu que les bretelles ça n'allait pas du tout dans le spectacle. 

Donc disais-je, son père et moi on a cru devenir chèvres, toute la famille était suspendue à ces problèmes vestimentaires, on a failli appeler M6 pour qu'ils nous dégotent un coach histoire de nous aider dans cette épreuve parentale.

Et pendant ce temps là, machin qui pue faisait des barrages en kapla.

Le matin du D-Day, après avoir résisté à la tentation de trucider la chair de ma chair douze fois depuis son réveil et donc renversé l'intégralité du sac à linge, j'ai battu le rappel pour partir à l'école. Au moment de fermer la porte, je demande incidemment à mon fils (quand je dis qu'il faut savoir ne pas poser de questions, là justement, c'était THE time pour mettre cette leçon de vie à exécution): "Et toi, donc, t'avais pas de consignes particulières pour ce soir ? Pas de costume ?".

Là, sans se départir de son flegme – qui peut aussi devenir assez irritant, trop de coolitude tue la coolitude – il répond l'air de rien: "Ah, si, une chemise blanche, une cravate et un chapeau melon".

Cool, zen, maitrise de soi, visualisation de ce que je pourrais écoper pour infanticide, respiration abdominale.

– Et, heu, peux-tu me dire à quel instant tu avais prévu de m'en parler ? Parce que là vois-tu, ta soeur nous a pété les roustons pendant deux jours, mais au final, elle part équipée. En revanche, mon coeur, le chapeau melon, la chemise blanche et la cravate, en 34 secondes, ça ne va pas être possible, c'est non négociable, y'a pas écrit mary popins sur mon front, d'autant que je ne t'ai pas acheté de chemise blanche depuis deux ans, vu comment tu manges comme un cochon ce serait donner le bâton pour me faire battre. Quand à ton père il a UNE cravate qui remplace actuellement la ceinture de la chaise haute d'Helmut. Et alors le chapeau melon, je crois pouvoir assuré qu'on en n'a JAMAIS eu. Mais alors JAMAIS. Bref, tu te doutes que tu vas aller à l'école sans costume, hein ?

– Non mais calme toi maman. De toutes façons je vais mettre ma veste en jean, ça fera pareil.

Je ne trouve pas les mots pour décrire le regard consterné et lourd de mépris que sa soeur a posé sur lui à cet instant précis.

Quand à moi, je cherche encore EN QUOI une veste en jean c'est pareil qu'une chemise blanche avec cravate et chapeau melon.

Non, vraiment, y'a pas que la barre du Y qui leur manque.

 

Et entendre le rire de Rose…

Helmut va avoir dix mois. Et j'ai l'impression que je n'ai pas parlé d'elle depuis un bail.

Si.

Trois jours c'est un bail.

Alors pour le plaisir, deux trois choses que je sais d'elle…

– Elle régule sa consommation de nourriture sur 24h en se tapant éperdument de savoir si certains de ses repas tombent à 4h du mat. J'en suis désormais convaincue, ce qu'on fait pendant la grossesse a des conséquences à vie. JAMAIS je n'aurais dû lire Zermati, elle l'a pris au premier degré. 

– Elle est dotée d'une capacité de regénération hors du commun. Dix minutes de sieste et elle repart pour trois heures de fiesta. Je cherche encore le bouton off. Et je me réjouis pour son avenir de clubbeuse. En attendant, je compte mes rides.

– Elle maitrise à fond le "au-revoir". Par contre, dans un train il peut lui arriver de disjoncter, se sentant obligée de dire au-revoir à tout ce qui défile par la fenêtre.

– Elle maitrise aussi à fond les marionnettes, le "tape tape tape petite main" et le "tourne, tourne, tourne petit moulin". Malheureusement pour elle, ses démonstrations nocturnes nous laissent de marbre. Une carrière est probablement en train de se briser pour cause de valorisation parentale inexistante.

– Elle est ultra-réactive à la cortisone mais ça on n'y revient pas, il est des souvenirs douloureux.

– Elle a sorti huit dents en deux mois à peu près mais que le premier qui vienne applaudir en disant que "ça c'est fait", je le baffe. Chaque canine nous a probablement coûté deux ans de vie et la perspective qu'il en reste une vingtaine à sortir, c'est simple, ça me plonge dans le désarroi le plus total.

– Elle dit parfaitement maman. En revanche, elle s'acharne à appeler son père "nien-nien". Ce qui rend les aînés hilares. Ainsi que tous les enfants de leur école. Nien-nien ne le vit pas forcément très bien mais il survit.

– Elle aime énormément le pain. Et en laisse un peu partout, pour le plus grand bonheur de nos convives. J'en retrouve aussi parfois dans mes cheveux aux instants les plus opportuns et je crois pouvoir affirmer que ce n'est pas sans rapport avec la stagnation de toute promotion professionnelle depuis six mois.

– Quand elle s'assied, elle croise ses petits pieds. ça lui donne un air très convenable, malgré l'odeur souvent assez persistante qui s'échappe de sa couche. On ne serait pas étonnés un de ces jours d'ailleurs de voir la poubelle de la salle de bain décoller, à mon avis, une fois macérées les pampers doivent pouvoir servir de carburant. Il est d'ailleurs totalement interdit de craquer une allumette à proximité en raison des gaz qui s'en échappent.

– Compte-tenu de la négligence parentale dont elle est régulièrement victime, on peut affirmer sans crainte que son fessier est en titane. Jamais une rougeur, on mangerait dessus. Ou pas. 

– Quand elle est en robe, elle ressemble plus à Mike Tyson qu'à Suri Cruise. Ce qui consterne sa soeur, fille spirituelle de Katie Holmes.

– Elle a mis pour la première fois ses pieds sur le sable le week-end dernier et a semblé le trouver très à son goût. Au sens propre du terme. Je me languis d'être à la plage cet été, la perspective de tous ces mégots, capotes et tampax déterrés puis mis en un temps record à la bouche me rend très impatiente. On peut me dire pourquoi les bébés n'ont pas à la place de leur radar à saloperies un bon vieux détecteur de métal ? Non parce que s'ils flairaient avec autant de perspicacité les bracelets et bagues égarés que les restes de sandwichs de l'été 2005, on pourrait se payer des transats tout l'été, quoi.

– Ses pieds sentent à peu près la même odeur de saint félicien que le derrière de ses oreilles. Par contre, son cou exhale le petit beurre. J'envisage de faire breveter le parfum pour quand je serai vieille.

– Elle ne pleure quasiment jamais et est toujours à l'affut d'une connerie de son frère pour éclater de rire. Et ce rire est le son le plus merveilleux qu'il m'ait été donné d'entendre. Il me fait oublier la nostalgie de ses premiers instants de vie, mon ventre qui n'en finit pas de ne pas disparaitre, mes kilos qui refusent avec une grande fermeté de se faire la malle, la vie qui court, la fatigue qui s'accroche. C'est simple, son rire me donnerait envie d'en faire encore douze, des Helmuts.

« T’as pensé au mode de garde ? »


Quand tu décides de faire un enfant, outre la petite blague sur les
200 primo-infections que chouchou va se taper durant ses deux premières
années de vie, il y a un autre léger détail qui a tendance à
t'échapper.

Le fait qu'à un moment ou à un autre, va falloir faire garder le moutard.

Si.

A moins de décider d'arrêter de travailler, mais on sait ce que j'en
pense. D'autant que même en arrêtant de travailler, ne te fais pas
d'illusions, un jour ou l'autre, tu ne rêves que d'une chose, le mettre
à la garderie au moins deux heures. Histoire d'aller chez
l'esthéticienne pour ne plus marcher sur tes poils de bras.

Bref, rassures-toi, à peine tu seras enceinte, tu auras beau vouloir
faire l'autruche, tu n'auras aucune chance de faire l'impasse sur cet
épineux dossier qu'est la garde d'enfants. Si si, crois moi, tu vas
vite comprendre. Rapport que quiconque détectant une légère rondeur
sous ta robe ne va pas manquer de te demander, l'air vicieux, non pas
si tu attends un gars ou une fille mais si tu as pensé au MODE DE GARDE.

Et si tu as le malheur d'avoir dépassé les quatre jours de grossesse
sans avoir déjà écrit douze lettres poignantes à l'élu de la petite
enfance de ta mairie ou avoir tenté de soudoyer la directrice de la
crèche la plus proche, autant te dire que tes interlocuteurs ne vont
pas lésiner sur les avertissements les plus alarmistes: "haaaaaaaaaan,
mais jamais tu ne vas trouver de nounou, y'en a plus, c'est une espèce
menacée, en plus, je t'avertis, ne prends surtout pas une
africaine/portugaise/espagnole/algérienne/française, elles sont
sales/paresseuses/méchantes avec les enfants/voleuses. Ou alors, fais
installer une caméra pour les surveiller. Quoi, la crèche ? T'es
fooooooooooolle, le mien il a été malade pendant DOUZE mois d'affilée
et j'ai perdu mon emploi à force de devoir aller le chercher à 10h15
tous les jours. En plus, dès qu'ils mouchent ils te les envoient chez
les flics. Si, je t'assuuuuuure".

Bon, tu m'auras compris, si tu veux garder un peu de zénitude pour les
mois qu'il te reste à couver, autant ne pas chercher des conseils
auprès des bonnes copines trop contentes à l'idée de ne plus être les
seules à en chier.

Et tant qu'à faire, évite aussi les sites pas fiables sur lesquels on
te promet de te dégotter Mary Poppins pour pas un rond… ou presque.
Tout étant dans le presque.

Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce que la CAF, la Caisse des allocs
familiales, vient d'ouvrir un portail dédié à la garde d'enfants. 

Sur le site www.mon-enfant.fr,
puisque c'est comme ça qu'on l'appelle, vous pouvez trouver des
conseils pour faire garder votre enfant, des informations sur les
différents modes de garde, et un annuaire complet. L'annuaire vous
permet également de simuler le coût des différents modes de garde en
fonction de vos revenus, (pour les modes de garde collectifs
uniquement) et de faire une recherche par département/commune, en
indiquant le type d'accueil souhaité, l'âge de l'enfant…

Il propose aussi les coordonnées des relais assistantes maternelles, ainsi que les lieux d'accueil enfants-parents.

En utilisant les bases de données de la Cnaf et de ses partenaires, mon-enfant.fr
propose des adresses et contacts certifiés (diplômes d'assistante
maternelle, crèches, …), et garantit une légitimité et une qualité
des différents modes et lieux de garde pour vos enfants. Pour parler
clair, tu ne risques pas l'arnaque à la nounou d'enfer qui finalement
ne viendra jamais chez toi mais pour laquelle tu auras laché un rein
auprès d'une assoc véreuse.

 

Voilà, vous me connaissez, je ne fais jamais de billets sponsorisés.
Mais là, j'ai dit oui direct, parce que ce genre de portail m'a bien
manqué pour mes premiers enfants. Pour la dernière, crois moi ou non,
j'ai été carrément été "débauchée" par la nounou à la sortie de
l'école. Un miracle. En plus elle est super. Et c'est l'homme qui
s'occupe de toutes les choses administratives, rapport que j'ai pas le
gêne pour ces trucs là. Je sais, c'est pratique, de prétendre qu'on n'a
pas le gêne. Mais le pire c'est que c'est vrai. Et puis quand y'a de la
gêne y'a pas de plaisir.

Article sponsorisé

 

Docteur Rose and mister Johnson

Parmi les trucs qu'on ne t'a pas dit avant d'avoir un enfant, il y en a un qui vaut son pesant de cacahuètes.

A
savoir que ton enfant, entre zéro et un an, il faut qu'il se tape
grosso modo 200 "primo-infections" (mot savant pour dire "sale rhume
qui fait chier et tombe sur les bronches") pour se fabriquer ses
fameuses DEFENSES IMMUNITAIRES. Sachant que bien sûr, dame nature,
cette truie, peut parfois être magnanime et décider arbitrairement que
pour tel ou tel grumeau, ça sera 400.

Pan, c'est tombé sur Helmut.

Mais je m'égare. Le problème n'est pas tant que ton enfant tombe malade, de préférence les dimanche après-midi ou samedi vers 3h du matin

Non.

Le problème, c'est ce que le médecin te prescrit quand la respiration de chouchou ressemble à s'y méprendre au bruit de feu les locomotives à vapeur. 

J'ai nommé le célestène.

La cortisone, quoi.

Grâce à cette molécule censée désinflammer miraculeusement les bronches de ton angelot, tu découvres la face cachée de ta descendance.

Sans avoir été prévenue au préalable. Tout juste tu as eu la puce à l'oreille quand la pédiatre t'a glissé incidemment "donnez le célestène plutôt le matin, c'est mieux, vous verrez".

ça pour voir, tu as vu.

En gros, tu te couches avec ton petit namour, certes enrhumé mais stable psychologiquement, et tu te réveilles au beau milieu de la nuit avec… Nicolas Sarkozy.

Voire Marion Jones période JO d'Atlanta.

Bref, tu la colles en bas du Ventoux, ta gosse te bat le record de Lance Amstrong tout ça alors qu'elle ne sait même pas faire du vélo. Ni même marcher à quatre pattes, d'ailleurs.

Dans ces cas là, la seule solution c'est de toi aussi prendre un bon millier de gouttes de sa came pour tenir le choc. Parce que crois moi, va y'en avoir du concours de marionnettes in the middle of the night. Et n'essaie même pas de prendre pupuce avec toi dans ton lit en t'illusionnant sur le fait que ta présence rassurante finira par la calmer. Non, là tu luttes contre la chimie et crois moi, toute ta tendresse maternelle n'y fera rien. Un bébé chargé est un bébé chargé. 

Le pire, c'est qu'une fois sur deux, ça ne change strictement rien à sa respiration de Dark Vador. Si ce n'est que ton enfant EST Dark Vador. Passé du côté sombre de la force.

Voilà, tu m'auras compris, le célestène c'est le MAL. Et encore, je ne te parle pas de cette salope de pipette avec laquelle tu es censée balancer 160 gouttes dans un verre, sachant que la pipette en contient maximum 40. Et qu'il faut donc additionner des chiffres que tu oublies au fur et à mesure. Ce qui a pour résultat qu'une fois sur deux tu double la dose malencontreusement. Erreur qui n'est, tu l'auras compris, pas sans conséquences…

Allez, je te laisse, je vais chronométrer Marco Pantani, on a un Paris-Roubais à faire cette nuit. 

Tu voulais voir Bruxelles et tu as vu Louvain

Hier, mes deux grands ont eu neuf ans. Neuf ans qu'un soir d'avril
j'ai débarqué à la maternité hurlant que c'était trop tôt mais que bon
sang de bois ils arrivaient.

Quelques heures après, le noir,
l'anesthésie, le ventre ouvert, la couveuse du samu, mon doigt qui effleure le creux du
poignet de celui qui deviendrait un grand machin qui pue des pieds, et
puis plus rien, juste la douleur, nécessaire puisque seule preuve que
mes enfants étaient bien nés.

Je suis devenue maman trois jours plus tard, quand j'ai enfin pu les voir, après un trajet en ambulance sous le soleil du 1er mai. Ma soeur tenait ma main et m'accompagnait vers ce rendez-vous d'amour, je ne l'oublierai jamais.

Je ne vais pas réécrire toute l'histoire, je l'ai déjà consignée ici, là, et pour ceux que ça tente, même si je préviens, à me relire c'est affreusement larmoyant, je crois que je le dirais différemment aujourd'hui.

Il n'empêche que les crevettes sont devenues de beaux êtres, ma petite fille a des yeux de biche et les plus longs cils de la terre. Mon fils a une drôle de dentition mais aussi un petit grain de beauté sous son oeil en amande qui feront forcément défaillir toute la gente féminine dans quelques années. 

Voilà, hier c'était notre anniversaire de parents aussi, finalement, et de les voir si grands, ça nous en a mis un sacré coup. Mais c'est la vie qui passe, et comme à côté on a Helmut qui semble vouloir rester à vie un bébé qui mange la nuit,  ça fait une moyenne et permet de tirer un trait sur toute vélleité de nostalgie…

Bonne journée, je pars à Louvain en Belgique jusqu'à mercredi. Mon coeur saigne, ce sera ma première nuit loin de Rose. Bon, en vrai, mon coeur rit aussi, ce sera également à n'en pas douter ma première nuit complète depuis bientôt neuf mois.

Edit: L'homme s'inscrit en faux, il constate un net laisser aller au niveau des réveils maternels et prétend que des nuits complètes j'arrête pas d'en faire. A ce propos, je vous encourage à lire le billet de Fyfe sur ses nuits avec Crampon 1er, un régal. Et criant de vérité. J'aime tout particulièrement le mensonge éhonté sur le mode "hey, lève toi, j'ai tout essayé, il ne veut pas dormir". Alors qu'en vrai on a balancé le marmot comme un paquet de linge sale après son biberon en sachant pertinemment qu'en zappant le quart d'heure calin on fait une croix sur le rendormissement. Bon, moi jamais j'ai fait ça. Bien évidemment. Honte sur toi Fyfe.

Edit2: On prend ça très bien, la régression d'Helmut. On est zen, on se dit qu'à 18 ans elle ira se le faire toute seule son bib de 3h. Enfin… on espère.