Je suis dans cette phase toujours un peu étrange de la "pré-écriture". "L'enquête", pour parler avec des mots pompeux. Chasse aux citations, aux chiffres et aux infos. Partir d'un angle décidé ou approuvé par le rédacteur en chef et prier pour que les investigations viennent étayer ce que l'on a pensé à un moment ou à un autre être un bon sujet. Fouiner, envoyer des mails, laisser des messages, attendre que l'interlocuteur rappelle, accepte l'entretien, soit si possible disponible avant la date de rendu du papier. Poser les bonnes questions, ne pas foirer l'interview pour cause de fatigue ou tout autre, prendre des notes lisibles, ne pas choisir un carnet dont il ne reste en réalité que deux pages, les autres ayant servi de practice à Rose pour dessiner des "S", dernière lettre de son prénom qu'elle ne maitrise pas encore très bien. Vérifier la batterie de son téléphone, s'apercevoir qu'on ne va jamais être à temps chez soi pour passer ce coup de fil, entrer dans un bar, commander un café pour avoir le droit d'occuper les lieux, appeler ce monsieur très important, au moment où le percolateur se met à vrombir. Se dire que c'est moins grave qu'un bruit de chasse d'eau. Se rappeler que c'est déjà arrivé. Mettre au propre toute la matière récoltée au fil des entretiens, la laisser décanter, commencer dans sa tête à construire l'article, et surtout, surtout, en ce qui me concerne, trouver cette fameuse première phrase, l'attaque par laquelle la pelote se déroulera… ou pas.
Mais ça c'est déjà une autre histoire, celle de l'écriture du papier. Une autre histoire qui dépend entièrement de cette étape préliminaire de l'enquête, donc. De ces jours étranges, emplis de cette désagréable impression de flottement, d'être à la merci d'un oui ou d'un non, d'un échange qui s'avèrera riche ou d'une mauvaise surprise, un supposé "bon client" qui n'a finalement rien dans le ventre.
Un article c'est comme un puzzle, au départ on pense qu'on arrivera jamais à mettre toutes les pièces au bon endroit, on tatonne, on cherche les coins, on colle ensemble des petits bouts dont on se dit qu'à un moment on leur trouvera une place. Et puis soudain, sans vraiment que l'on comprenne comment ni pourquoi, tout s'emboite et s'arrange.
Tout ça pour dire, donc, que là je suis dans cette antichambre de l'écriture et que je ne sais pas bien si je l'aime ou pas. Entre les deux, j'imagine.
Sinon, par contre, assurément, j'aime…
J'aime ce nouveau mug transparent acheté ce week-end, pour sa transparence justement, parce qu'il me rappelait les bol en verre du chalet de mes grands-parents. C'est étrange comme parfois le contenant rend le contenu meilleur. Mon thé de base du matin, je ne sais pas, il a comme un goût différent dedans.
J'aime quand les mousses au chocolat sont servies dans de grands verres comme c'est le cas dans notre restaurant des moments importants ou des dimanche sans envie de cuisiner, celui qui me rappelle l'italien de La Boum, où les parents de Vic se disaient des mots (pas toujours) doux.
J'aime avoir notre restaurant et que les enfants l'appellent "notre restaurant". Même Rose.
J'aime les vrais expressos et celui tout particulièrement de cet endroit, donc, avec son petit biscuit aux amandes et ses tasses en allu (j'imagine).
J'aime m'apercevoir au fur et à mesure de l'écriture de ce billet que j'ai sélectionné des images qui finalement disent toutes un peu la même chose.
J'aime l'ombre des cils de Rose sur ses joues et sa concentration de gourmande.
J'aime ces mains potelées scellées autour du cou de son frère ainé, aimé, aimant.
J'aime la perspective d'un voyage imminent et celle d'un autre pas si lointain. Il me semble sentir l'odeur des capuccinos.
J'aime un peu moins cette boule au ventre parfois, je crois pourtant qu'elle est ma compagne la plus fidèle, peut-être devrais-apprendre à l'apprécier…
Je crois que la chasse d’eau lors d’une conversation téléphonique, j’ai déjà fiat…. Honte à moi! Mais de le lire chez toi ça m’a fait éclater de rire!!!
Des images qui disent on est bien entre nous, dans notre cocon.
J’ai l’impression qu’on sent surtout les j’aime pas dans ce j’aime là.
Que tu passes une douce journée donc.
J’aime…le beau billet de ce matin, dans unejournée qui démarre doucement et s’annonce belle !
J’aime ma petite larme à l’œil en lisant tes mots et surtout en voyant cette si belle photo des petites mains potelées autour du coup du grand frère…
et j’aime quand tes mots mettent en lumière un ressenti même tout petit de la vie : moi aussi j’adore porter une attention particulière à mes « contenants » même pour mon thé earl grey de base du matin… (surtout pour lui ?) et je me sens parfois un peu idiote pour ça alors savoir que l’on est au moins deux
!!!
Putain. Encore un point commun : le même thé du matin.
J’adore ton récit de la gestation journalistique… Des souvenirs. Le moment le plus excitant c’est quand même quand tu « tiens » ta prémiere phrase, non ?
Bonne journée
J’aime VRAIMENT ce billet sur la pré-écriture et j’aime aussi la suite de tes « j’aime » et tes si belles photos (mais je n’aime pas l’earl grey, ce dont tout le monde se fiche avec raison).
J’aime ce matin où je vais visiter des appartements pour ma, peut être, nouvelle vie
J’aime le goût retrouvé pour la cuisine
J’aime savoir que l’aînée de mes nièces attend un enfant, premier de cette nouvelle génération…
Quand tu l’auras cette petite phrase, tu nous écriras un texte magnifique, c’est sûr. Cet article là, juste au-dessus de mon commentaire est superbe.
J’adore ces tasses en alu!
Quant aux reminescences de la boum, toute une partie de ma jeunesse…
… au moins trois. J’ai justement hesite entre deux mugs ce matin pour mon the
Et tu n’aimes pas être citée par Garance herself??? Pardon my modestie ;-)))
Haaan, Caroliiiiine, on boit le même thé le matin…
Sinon, trop mimis les photos de Rose… Quel amour ! Finalement, manger le caca d’une aussi jolie petite fille, ça doit être comme manger du chocolat…
Bon, ok je sors… have a nice day
un très beau billet assurément. merci.
Voilà que j’ai envie d’une mousse au chocolat mmmmmmmmmmmmmmmmmmm !!!
J’aime bien tes « j’aime » qui me rappellent de temps à autres de faire une liste des miens et me dire que ma vie n’est pas faite que de « j’aime pas » ou de « encore une galère ».
J’aime ma nouvelle maison
J’aime ma journée shopping « fille » d’hier après un mois d’immobilisme au fond d’un lit.
J’aime m’être autorisée l’achat d’un vêtement après de longs mois d’interdiction.
J’aime avoir découvert de nouveaux parfums de l’artisan parfumeur (ma caverne aux parfums) : « Al ouhd » aux effluves de cuir et d’épices, « la traversée du Bosphore » doux comme un loukoum.
J’aime le goût malté de mon thé du matin pris dans un grand verre épais et transparent , « french breakfast » rapporté de mon dernier voyage à Paris et m’y ramène à chaque fois un peu auprès de ma meilleure amie.
Et surtout j’aime avoir vu ma Lou hier alors que ce n’était pas prévu, les cheveux en bataille, ses grandes et longues jambes, son allure désinvolte et me dire que j’aime la voir grandir
Bonne journée
Et une de plus abonnée au Twinings Earl Grey le matin… et pas un autre siouplait ! J’aime lire ces ‘j’aime’ le matin avant de démarrer la chasse à l’info quotidienne… Chercher les premières phrases, les angles, les infos un peu décalées. Et puis laisser retomber la pression quand l’heure du Journal est passée.
Ta Rose est superbe, elle a des joues de gourmande à croquer: une tête à bisous
Bonne journée et bon courage pour l’écriture du papier!
J’aime la peau parfaite de rose et sa petite bouche sur la photo du haut : Photoshop peut aller se rhabiller, il suffit d’avoir 4 ans pour avoir un « beauty look » parfait. :o)
J’aime cette douce nostalgie qui m’envahit à la lecture de ton billet sans que je sache pourquoi…
Je vous lis tous les jours vous faites partie de mon rituel matinal et là votre processus d’écriture on dirait exactement le mien avec mon mémoire de M2! Ce n’est pas la même chose mais le processus d’écriture et de recherche se ressemble étrangement.
Alors bon courage même avec cette boule dans le ventre (j’ai la même)
Bonne journée
j’aime lire cette entrée de jeu avant d’écrire un papier….et j’en arrive, à travers tes mots, à la ressentir aussi cette petite boule (Sans jeu de mots aucun), on a beau dire, hein, le poids des mots
Bonne journée
J’aime beaucoup ta description de l’étape d’avant l’écriture de l’article ; j’ai souvent ressenti ça pour des travaux, notes ou articles à rédiger. Ca bouillonne pendant quelques jours, et quel soulagement/épuisement quand tout est sur le papier
Sinon félicitations Caroline, G. Doré dit elle-même s’inspirer de ton blog pour ses high/low. Front row du défilé Chanel l’an prochain 
J’aime l’ambiance de tes billets, vraiment, ils me remontent le moral, surtout en ces jours parisiens tout gris…
J’avais un peu ce genre de questionnements quand je faisais mes enquêtes socio, j’aimais bien ce moment avant pour préparer mon étude en me renseignant sur le sujet, en préparant les questions que j’allais demander aux personnes que j’allais interviewer. Ca me manque un peu, j’ai un peu changé ma voie pro, mais je ne perds pas espoirs de reprendre ma posture de sociologue.
Bonne journée !
J’aime bien comment tu racontes, on se sent un peu journaliste aussi.
Moi si j’étais journaliste, j’aimerais bien voir Caroline dans sa cuisine, les jours où elle a envie de cuisiner.
Si tu tombes sur un concours photo sur le thème de la gourmandise,tu peux proposer ta première photo, elle est parfaite.
La dernière ira bien sur le thème tendresse.
Comme je suis crevée (et que je suis un chamallow aussi) cette dernière photo m’a mis la larme à l’oeil
J’ aimerai moi aussi me débarasser de cette boule et ne penser qu’a l’odeur des cappucinos, a un nouveau vernis, à des futilités.
je ressens la même chose quand je pense et finalement commence enfin un tableau, on est ailleurs et tourné vers cet unique but, la boule au ventre moi c’est quand je le montre et aussi quand le côté financier se pose dans mon activité, créer c’est bien manger c’est vital.
J’apprécie aussi ces petits moments de la vie qui sont si précieux, le thé en hiver et le fait de mettre ses mains gelés autour de la tasse, le calin du matin avec des loulous à peine réveillés, entendre tomber la pluie alors qu’on est blottie sous les draps et aussi le plaisir de te lire.
Tu décris si bien l’antichambre de l’écriture.
Good luck
J’adore les « j’aime » et je voudrais écrire comme ça, sans boule au ventre si possible, je sais c’est dur. Mon remède à moi, c’est mon doudou : mon amoureux. Dans ses bras protecteurs, la vilaine boule s’envole. Mais je ne l’ai pas toujours sous le coude
Je comprends cette sensation étrange de flottement et de boule au ventre lors de l' »enquête », la peur de ne jamais trouver le mot qui fera que l’article se fera ou pas.
J’aime tes J’aime, et apparemment Garance aussi !
Je comprends cette sensation étrange de flottement et de boule au ventre lors de l' »enquête », la peur de ne jamais trouver le mot qui fera que l’article se fera ou pas.
et oui, pas geek pour un sou 
(je remets mon comm avec la bonne adresse http
ahhhhhh, comme les « jaime » sont agréables à lire, c’est en même temps trés instinctif, un peu de baume au coeur pour ces jours de grisailles.
Le chalet des grands-parents…, ce n’est PAS donné à tout le monde… (je sens que je vais l’énerver la Caroline). Et puis les je détestes, tu les connais aussi ? bon,restons sur la méthode Coué ! certains semblent plus doué que d’autres pour faire mouche assez souvent, je parle de ces collègues qui ont une couronne invisible sur la tête ! et qui se prennent pour la septiènne merveille du monde…oui oui ça ne tient pas à grand chose et pourtant à croire que se sentir valorisée c’es toujours revigorant certes mais quand c’est en parallèle avec un autre bien moins lotie que soi, je trouve ça presque malsain et c’est une fonctionnement ! oui, ils fonctionnent comme ça.Comme quoi, on ne change pas une équipe qui gagne…un petit article dans psychologie magazine, pour les aider à se convaincre (j’en fait partie)que ceux-là aussi sont compétents et que même si le chef les snobe un peu, ce n’est que de bonne guerre car la roue tourne comme on dit ! sauf que parfois elle met du temps à tourner,la roue….
Enquête. Je reconnais la tasse en allu…un restaurant où mon papa aime aller. J’aime leur Entrecôte, papa aime la Calzone, Francis les Carbonara, Félix le Menu enfant, Anouk et Robin…je ne sais pas et puis maman est souvent là pour ces occasions…j’aime quand elle est parmi nous.
Caroline,
Sais-tu que la véritable info du jour (outre le fait que j’ai envie de mousse au chocolat en plein milieu de matinée) est que tu es citée dans le blog de Garance? Oui, Garance, celle qui est so stressed d’avoir à courir entre le défilé de Dries et celui de Raf (non, elle court pas, la voiture avec chauffeur court), qui a toujours cette petite distance qui la rend sympa (genre, ma voisine), mais en vrai, elle est dans une autre dimension. Bref, celle-là même qui était à la gauche de Karl L. et Loïc P. au Grand Journal. Et qui dans son post du jour, fait un « up&down » (rebrandé pour l’occasion) et « rend à César ce qui est à César » en te citant en édit de son post….
sublissime manière de retransmettre tout ce cafouillis avant un accouchement, quel qu’il soit, avec subtilité… et délice de vos j’aime, toujours aussi savoureux. Merci.
« les petites mains », j’aime bien ce commentaire, il est doux… (moi c’est la verde, ma préférée
j’aime tes j’aime, moi !
Florence, je crois qu’il faudrait que tu t’adresses à un professionnel…
Pour Garance, yep j’ai vu
et j’en suis touchée, je le prends comme le clin d’oeil de celle qui fut à un moment une copine et que la vie a rendu inaccessible 
ton billet sent bon l’automne ce matin !
cette phase de pre ecriture est touchante. cette antichambre decrite comme un puzzle à assembler…
sinon….tes « j’aime » de ce matin sont reconfortants et gourmands ..eh oui avec ce temps automnal rien de mieux qu un thé pour se rechauffer, une mousse au chocolat (j’ai tout ce qu il faut dans les placards pour en faire une, chouette !) ou l’idée d’aller dans un restaurant où l’on se sent bien pour passer du bon temps….et les photos de Rose ! mais quelle choupinette !
belle journee
En lisant cet article j’ai eu l’impression de me replonger dans l’écriture de mon mémoire… Souvenirs souvenirs
J’aime….
Quand j’étais enfant, nous « avions » deux restos. Dans l’un des deux, mes parents y allaient jeunes mariés, j’y allais avec mes parents, avec mes grands parents… j’en ai plein de souvenirs et j’espère y emmener bientôt mon grand pour qu’il goûte cette sauce, cette viande, ces frites (j’aimais surtout la sauce).
Mais pour l’instant, notre resto, c’est la pizzeria d’à côté de chez moi. Tenue par un frère et une soeur italien. On y allait avant d’avoir les enfants. On y va de temps en temps avec les enfants. Ils dessinent sur la nappe. On se régale avec des pizzas. Et on profite tout simplement….
J´aime tes références! (ahhhhhhhh Le Corinto de la Boum…)
Je n’aime pas..j’adore quand tu parles de ta façon de « concevoir » des articles…je reste très admirative de ce travail…cela me semble tellement difficile de devoir écrire, construire, être plaisant à lire..que je crois qu’il faut vraiment avoir un don..ou plutôt LE DON…!! et sincèrement… tu l’as !!!
j’aime aussi beaucoup les mug en verre… mais je ne sais pas pourquoi..en fait, j’aime tous les mug..je passerai mon temps à en acheter sans arrêt, si mon placard de cuisine ne criait pas qu’il est plein….!! c’est mon p’tit plaisir d’acheter des mugs…!!!
et enfin j’aime comme d’habitude tes photos..parce qu’elles me parlent et qu’à elles seules elles racontent une histoire !
bref..MERCI..et bonne journée !
Cette tasse, cette photo, c’est tout mon rituel de pause café/thé … (café-blogs, en fait), mon moment de détente de la journée de travail, quand je peux.
J’aime cette couleur. Et c’est exactement ça, le plaisir du contenant autant que du contenu.
(sinon, la dernière photo est très – très – émouvante).
Juste beau..
Il y a quelque chose qui relève du masochisme dans l’écriture.
La tienne semble si naturelle, fluide, innée… Qu’on en oublierait tout le travail en amont. Une artiste en somme.
j’aime ton j’aime, comme toujours… les mains et les pieds potelés, ça veut dire que ce sont encore un peu des bébés …
sinon, rien à voir, mais comme je fais tout ce que tu nous conseilles (enfin presque), voici mes feed-back:
– Camille redouble: j’ai adoré. Ca brasse fort. La nostalgie, le temps qui passe, nos regrets et nos erreurs … (perso, j’ai pleuré 110 minutes sur 115, mais pas ma copine. Comme quoi…)
– Bois sauvage (le livre): au début, j’ai eu du mal avec l’atmosphère de chaleur, d’humidité, de langueur, de lenteur etc. car c’était tellement bien rendu que j’haletais presque en lisant. Puis je me suis surprise à aimer, de plus en plus, puis à regretter, finalement, que ce soit déjà fini.
– Les apparences: génialissime, des retournements de situation dingues, d’un machiavélisme odieux jusqu’à la dernière seconde.
MERCI, j’ai passé de bons moments grâce à toi!
Ben voilà, à la place de passer les coups de fil et d’envoyer les mails pour mes prochains invités (je bosse en radio…et qu’est-ce que je me reconnais dans la description de la préparation de ton papier…et pour moi, le meilleur moment, c’est celui où, pendant le direct, il se passe « un truc », il y a une émotion qui passe, un éclat de rire, une larme qu’on écrase….), bref, à la place de bosser, je te lis:-)
Et une pensée pour notre resto du dimanche soir, celui où on marque les moments importants et ceux à qui on accorde beaucoup d’importance…ah leurs olives farcies au boeuf, passées à la friture et qu’on arrose de citron avant de les tremper dans la sauce tartare…une hérésie diététique mais c’est trooooop bon!
J’aime aussi ce billet, si doux et qui me donne (comme souvent) envie de pleurer sans même savoir pourquoi
quand on habitait Paris, on avait aussi notre resto, celui des soirs de frigo vide, de sortie trop tard du boulot, de grosse flemme…il s’appelait la Maison, et on y était comme…à la maison…
Très jolie introduction à ton billet et tu sais mettre les mots justes sur cette phase de pré écriture.
Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas écrivain ni blogueuse mais finalement mon métier est aussi d’écrire, et avant d’écrire, il y a l’examen des documents, des recherches à faire. Peu à peu, cela se met en place. Parfois pas du tout. Là par exemple je sèche lamentablement sur une « consultation » car les idées ne sont pas en place et que les mots ne parviennent pas à s’écrire. Je déteste ces moments là, mais je vais devoir m’y mettre.
Merci pour tes « j’aime » toujours plein de douceurs.
Très bonne description de cette lente maturation qu’est l’écriture d’un article… et du vertige du début, le pressentiment d’un angle qu’on tente d’étayer avec les recherches (et si on s’était planté ? Et s’il fallait au secours tout pondre de nouveau en quelques jours ?!)…
Je suis comme toi une obsessionnelle de la première phrase, mais en fait j’adore ça ! Limite j’aimerais n’écrire que ça, des premières phrases !!
PS. Sublime photo d’expresso…
PPS. oui, avec Garance qui te cite, la théorie de toi Grande Prêtresse de Mode s’étaye !
J’aime lire tes j’aime.
J’aime Rose enlaçant son frère, j’ai la même photo avec Choupinet et Poupette…
J’aime cet inventaire à la Prévert qui me fait sourire et me distrait entre deux copies pleines de verbes mal conjugués (pourquoi mettent ils ENCORE des verbes à l’infinitif après être et avoir!!!!!!)J’aime lire une jolie prose bien écrite qui me repose de ces brouillons d’apprentits écrivants.
Je n’aime pas que la journaliste de « Elle » ne vous ait pas cité dans son article sur les blogueuses les plus sympas!
carlotta, tu ne verras je pense jamais quoi que ce soit sur moi dans le Elle, je crois que la journaliste en question sait tout le mal que je pense d’elle (je n’ai pas été discrète à ce sujet il fut un temps
(et puis bon, surtout, elle a bien le droit d’aimer d’autres blogs que le mien 
La description de ton métier est vraiment touchante, excitante et angoissante !
Et les fossettes des mains de Rose, sur la dernière photo, sont craquantes.
J’aime tes aimes…J’aime pas les gens aigris et qui jalouse (bon je vise une seule personne sur les com d’aujourd’hui…)
Je crois que je les aime de plus en plus peut être parce que je commence à connaitre le plaisir d’être bien chez soi avec quelqu’un d’aimant…Et pour cela ma famille n’a pas toujours était des meilleurs repères..J’espère un jour pouvoir ressentir les émotions d’un enfant dans sa vie ;-)) un sourire une fossette etc….
Merci
Oh, ces tasses en alu IKEA, j’ai vendu les mêmes à une brocante ce week-end :).
Moi aussi, j’aime tout ça !
Nous sommes donc nombreuses à boire du Twinings Earl Grey la matin. Des années que je ne bois que ce thé le matin, j’amène des sachets en vacances, à la maternité … Bon ! Nous allons donc monter une communauté de femmes kevlar avec une tasse de Earl grey à la main. Je l’ai déjà dit mais tes « J’aime » me rendent complètement mélancolique, à chaque fois, j’ai le coeur serré et les yeux qui piquent. Je ne sais pas expliquer pourquoi, je ressens une vraie tristesse ! Complètement timbrée la Marje. J’espère que tu as trouvé ta pelote, le début du fil et que l’inspiration est là car je ne doute pas de ton talent …
Pas tout lu, mais depuis peu, mon fils et moi avons aussi « notre » pizzeria, où l’on va de façon imprévue, les samedi soir où on a rien de prévu, pas envie de cuisiner, etc… des moments privilégiés à nous deux, en tête à tête avec ce pré-ado qui m’échappe de plus en plus. Et je suis ravie que l’on soit accueilli depuis peu comme de vrais « habitués » par l’équipe.
Oh marje, j’ai le droit d’être dans la communauté même si je ne bois pas d’Earl grey ? …
J’aime aussi ce post, étant moi même en plein flottement lié à l’écriture d’un roman..; et toujours les yeux dans la mousse au chocolat.
la belette, bonne chance dans ton flottement !
geneviève, on est ouvertes comme filles !
missgavotte, c’est ça que j’aime aussi, être une « habituée » !
par contre, le gros inconvénient des commentaires de blog, c’est qu’on écrit vite !!! et là, on voit tout de suite que je n’ai pas de talent !!
parce qu’écrire « on va de façon IMPREVUE, les samedi soir où on a RIEN DE PREVU », c’est très moyen non ?
Pas de dévalorisation Missgavotte, pas de dévalorisation de soi …
Ah bon, t’astiques ton surf pour les plages californiennes ???
J’aime l’idée d’avoir enfin pu mettre mes bottes en plastique à pois pour aller à l’école, aujourd’hui.
J’aime me dire que malgré un agenda ministériel et des hémorroïdes chroniques, tu trouves le temps et l’envie de penser, malgré tout, à ce blog qui devient pour nous comme le Kleenex dans le sac, le Tampax de secours, le gel avant la sodomie : indispensable.
J’aime le thé à la bergamote, mais pas au point d’en faire un fan club.
J’aime me dire qu’après quelques années de réflexion, j’ai enfin dit oui à mon Homme-Batman pour se lancer dans la grande aventure d’un troisième. Et ainsi ruiner volontairement mes nuits à venir.
J’aime me dire que je suis tarée.
Le Earl Grey n’est pas obligatoire par contre il faut t’équiper en gilet kevlar ! Chag : j’ai mis des bottes en plastique étoiles aujourd’hui ! Caro, je suis enfin remise de la lecture de ton billet mais j’ai été chose un bout de temps …
Première fois que je te lis, et j’adore !!
A 2 semaines de mon accouchement, à l’aube d’une inévitable 3ème césarienne, à l’issue de 3 grossesses en 3 ans, je vous demande votre aide : internez-moi! Chag, tu me rejoins?
On l’appelle la Lapine depuis cette grossesse. J’ai honte.
J’aime beaucoup tes photos, à chaque fois, elle me parle … continue à nous penser, réfléchir, à nous partager des bouts de vie, c’est toujours superbe
heureuse d’apprendre que tu allais quitter cet appartement,qu’il me semble, tu n’aimais pas du tout.
Go, go, go my girl!
Euh, Booh, te rejoindre ? Tu veux que je tienne le scalpel ou la camisole ?
Ici, Bulle a dix ans et Coincoin a quatre ans. Mais je compatis, hein ! Triplement, même !
Oh!Caroline , quel post émouvant….
Mais quel talent!
Un peu de doutes, d’amour et de nostalgie en lisant ton billet…
je crois qu’on retourne toutes ces choses là avant d’écrire , et finalement, quand il est temps, tout vient à l’endroit. Ou presque.
Bref, t’es pas une lapine toi… Pas grave, je rejoindrais Loana…
huhuhu
A Rome, on commande son café « al vetro » ou « in tazza », soit en fonction du contenant, verre ou porcelaine – ou assimilé. J’ai toujours beaucoup aimé ce débat qui pousse loin le raffinement pour le café. Aïe, je crois que je suis amoureuse de l’Italie… Merci pour ce beau billet, Caroline.
T’es mignonne Reine (com. 73) de penser à moi mais je débute tout juste mes recherches et ce n’est pas gagné…
Quand l’agent immobilier que je rencontrais m’a demandé de préciser mes recherches, je me suis ENTENDUE : « il faut qu’il soit grand, beau, bien foutu » et j’ai RI en voyant sa tête, il avait peut être peur que je lui saute dessus. Du coup j’ai insisté: « au moins qu’il ait du charme… » Il a du me trouver complètement frapadingue (mais je m’en fiche, bénéfice de l’âge)
J’ai eu trois césariennes en quatre ans. Je mentirais de dire que je n’ai pas trouvé ça dur, mais ça c’est parce que je suis douillette de nature et déteste souffrir physiquement. Et pourtant, j’ai consciemment choisi de le faire deux autres fois. Souffrance oubliée depuis longtemps. De toute façon, tu seras trop occupée pour même t’apercevoir que tu as mal. Et puis quand je les regarde partir pour l’école comme ce matin avec mon coeur tout plein tout plein, je n’ai aucune pensée pour ces césariennes.
Avoir autant d’enfants en bas âge n’est pas une tâche facile loin de là, y’a des jours où… mais après quelques années quand ils sont plus autonomes et jouent ensemble, prennent soin l’un de l’autre (parfois s’étrippent faut pas être idéaliste) alors on a plus de latitude et tu te diras que c’est bien de les avoir eus si rapprochés. Enfin, moi, c’est ce que je me dis.
C’est un beau post, caroline, plein de chaleur.
Moi aussi je suis assez particulière sur le contenant dans lequel je bois. Faut pas le dire aux enfants: quand ils étaient petits, ils me faisaient des crises quand ils n’avaient pas leur verre ou coutellerie préférés et ça me mettait dans un état colérique pire que le leur! Tiens, maintenant que j’y pense, ils ont dû grandir, car ça fait un bon moment qu’ils ne le font plus. Les verres à thé aussi ont un certains effet sur moi dû à un souvenir d’un voyage en train de Moscow à St-Petersbourg… J’adore les voyages en train.
Les tasses en verre me font penser à une copine d’il y a longtemps. J’en avais achetées justement pour les moments où elle venait prendre le thé. Merci du souvenir.
Rebondissant sur le post de l’autre jour, je félicite Elodie pour son courage et sa détermination. Je me suis tenue éloignée de la polémique car je n’ai pas du tout compris le pourquoi de la chose. Certains comportements malsains me dépassent. Cette façon qu’ont certaines gens de se permettre des jugements sur les autres et de les formuler à voix hautes à la personne en question m’étonneront toujours. Il doit me manquer un code dans ma carte sociale quelque part. Je ne comprends pas.
j’aime te lire ce matin, etre émue par ce que tu dis, me rappeller mes j’aime à moi, et etre ceuilli en plein vol par ta dernière phrase, qui vient percuter ma boule à moi. Pour etre un peu pompeuse, tu es ma grande soeur virtuelle du meme age qui me montre le chemin. Merci
un petit post rapide pour les buveuses d’Earl Grey : celles qui ont la chance d’aller à Londres ou qui ont des copains qui y vont : faites-vous rapporter l’Earl Grey en sachets de Sainsburys (le super U local), il est très parfumé. Et sinon qu’on trouve ici, les sachets Earl Grey de la Compagnie Coloniale…
Très bien mis en mot cette histoire de puzzle pour l’écriture d’article, c’est ce que je ressens aussi… J’adore aussi les contenants transparents, ça donne une touche décorative très chouette quand on choisit les couleurs du contenu !
J’aime les matins où les billets de Caroline sont publiés assez tôt pour les lire en prenant mon petti déjeuner. Ca éclaircit les petits matins …alors, note bien l’heure, Caroline : 6h45 ! Ceci dit, à la mause café chocolat, c’est bien aussi !
J’aime chaque fois que je découvre des nouvelles lectrices du blog… c’est débile je ne suis pas l’auteure je ne vois pas pourquoi j’aime ça…??? Peut être parce que ça me rappelle le jour où je suis tombée pour la première fois sur ce blog… le sentiment d’avoir découvert une belle écriture et une belle personne ! Le seul blog que je suive vraiment toujours et encore… des annéesssss après
J’aime tes photos gourmandes. Ma Rose a moi se concentre tout pareil…
J’aime le si joli minois de ta petite Rose. Sa bouille encore ronde de « bébé », ses petites mains potelées!!!! Cela m’évoque tant de douceur!
J’aime la complicité entre ta toute et tn grand!
Diffcile pour une non avertie de deviner tant de souffrances dans l’écriture. La tienne semble si fluide…..Te lire est toujours si facile, si facilement déclencheur de fous-rire.
Nous avons la meme compagne fidèle…..la mienne est vraiment beaucoup trop présente et je n’arrive vraiment pas à l’apprivoiser……
Bises!
j’adore ce billet, à la fois empli de nostalgie et de tendresse, d’affection et d’amour maternel, d’envie d’ailleurs….
J’aime la petite Rose qui grandit à vue d’oeil mais garde son visage poupin de chipie. Elle est vraiment très belle.
J’aime la photo du Oh grandiose et aimé expresso !
Ainsi que celle de la mousse au chocolat (il faut se faire plaisir de temps à autre ;))
j’aime tes j’aime
! et la petite main de Rose dans le cou de son frere, je trouve ça craquant comme tout !!!!
En retard de quelques billets, donc mon commentaire arrive en décalé. Tant pis. Il me parle : je suis journaliste aussi, j’étais pigiste jusqu’en mars dernier, et j’aime bien cette expression « d’anti-chambre de l’écriture ». Je ne sais pas non plus si je l’aime ou pas. Ca dépend, en réalité, du sujet et de ma disposition d’esprit par rapport à ce sujet. Quant à la tasse de thé Earl Grey, elle est aussi ma compagne indispensable du matin, à portée de main de mes premiers clics professionnels… Rien d’original, hein, juste une reconnaissance.
et moi j’aime toujours autant tes j’aime…